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Les enseignes demandent un autre étiquetage nutritionnel
Le 17/03/2015 par Gaëlle Le Pemp
Les enseignes demandent un autre étiquetage nutritionnel que celui de Marisol touraine.
Des couleurs pour désigner les apports nutritionnels
Il y a quelques temps, la ministre de la santé annonçait un projet de loi concernant les étiquetages nutritionnels des produits de grande distribution.
Cependant, les enseignes des grandes distributions préparent aujourd’hui un étiquetage différent de celui proposé par Marisol Touraine, ministre de la santé, dans son projet de loi.
A l’origine, la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution) devaient se baser sur un code couleur associé à la fréquence de consommation des aliments. En effet, une flèche verte devait montrer que l’aliment en question comprenait des qualités nutritionnelles jugées relativement bonnes pour l’organisme tandis qu’une flèche violette devait désigner les aliments dont l’équilibre alimentaire est plus discutable et ne devraient être consommés que de manière occasionnelle. Cette pratique devait cependant restée volontaire et optionnelle.
Ce code de couleur devrait être apposé sur les produits à la marque du distributeur, ce qui représente un tiers de la moitié des ventes dans les chaînes de magasins.
Industriels et distributeurs alliés pour changer ces étiquetages
Face à cette proposition de loi, les distributeurs cherchent à s’entendre avec les industriels, eux aussi opposés au projet de loi.
La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution estime que, face à cette loi, l’étiquetage stigmatiserait certains produits et n’est pas des plus pertinents. En effet, si des flèches violettes apparaissaient sur des produits trop caloriques, qui ne sont pas pour autant interdit à la consommation, les consommateurs n’en n’achèteraient plus et ces produits pourraient être retirés du marché. La FCD explique également, et ce comme un certain nombre de nutritionnistes, qu’une bonne alimentation ne doit pas exclure tel ou tel produit. A l’inverse, il faut surtout réduire les portions et la fréquence de consommation de certains types d’aliments.
Une étude pour plus de crédibilité
Pour faire valider cette initiative, la FCD a mené une étude auprès de 1200 consommateurs Français représentatifs. Les résultats de cette étude réalisée par le CREDOC ont démontré que 85% des consommateurs avaient déclaré qu’une approche graphique basée sur la fréquence de consommation des produits serait largement compréhensible et simple à utiliser quotidiennement.
L’un des étiquetages de produits devrait être lancé dans les prochains mois. Tous les produits auraient la même signalétique et seraient instaurés petit à petit afin d’être déployés d’ici la fin de l’année 2015.











